Les 4 Fantastiques sur PS4, on aimerait bien !

Sortis de l’esprit de Stan Lee à coup de forceps et des coups de crayon experts de Jack Kirby, «The Fantastic Four» ont-ils fait entrer, à l’aube des sacro-saintes sixties, la désormais prestigieuse Marvel dans l’ère du collectivisme ? Une chose est sûre, historiquement, la bande dessinée fait office de réplique. En 1960, c’est à dire une année plus tôt, DC Comics publie The Justice League of America qui rassemble la majorité des personnages maison. La notion de groupe tranche alors avec le concept même du super homme, du héros, son individualisme en bandoulière, son incarnation du rempart providentiel dressé entre l’humanité et les forces du mal, pour embrasser les valeurs du travail d’équipe et de la camaraderie. A mois qu’il ne s’agisse d’y voir, plus qu’une contamination idéologique, une forme d’argumentaire commercial voire joyeusement compilatoire. Quatre pour le prix d’un. Tout doit disparaître ?

Il faudra attendre 1967, pour que notre quatuor s’acoquine avec le petit écran grâce à une série animée produite par Hanna Barbara qui connaîtra deux répliques. La première au milieu des années 90, la seconde au milieu des années 2000. Entre temps, Red Richards, Jane Storm, la torche humaine et la chose auront eu loisir d’imprimer la pellicule par trois fois…

C’est en 1992 et contre toute attente, qu’un certain Oley Sassone (et y a jamais personne qui répond…) se retrouve aux commandes de «The fantastic four» pour le compte de Roger Corman et de sa firme New Horizon. Dans les années 80, Bernd Eichinger (Costantin films) un producteur allemand a acheté les droits à la Marvel et espère adapter le comics dans un film au budget confortable. On dit la Warner et Colombia intéressées mais rien n’avance. Tant et si bien que le producteur pressé par l’expiration de son option finit par signer un deal avec le pape de la série B. Les quatre fantastiques version Corman devront se contenter d’un budget d’un million de dollars (contre cinq initialement annoncés par le pape du B Movie). Évidemment, un tel pécule doublé de 25 jours de tournage (21 selon certaines sources) ne permettront pas grand chose. Et pas grand chose c’est exactement ce qui imprimera la pellicule. Souvent qualifié de nanar intégral et sidérant, le film de Sassone ne trouvera pas les chemins des salles obscures. Le premier rendez vous des héros de Lee, Kirby et du septième art a par conséquent des airs de lapin sévère.

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Le renouveau des super héros dans le cinéma commercial américain, amorcé par les multiples adaptations de Batman puis celle de Spiderman tourne au jackpot pour les studios et vont conséquence directe vont remettre les personnages de comics sur selle. Hollywood entend miser sur le nouveau filon en s’en donnant les moyens. Le succès du film Fantastic Four a été si éclatant que l’industrie de casinos a adopté le concept pour réaliser une adaptation qui a été mise en chantier dans l’espoir de transformer «The Fantastic Four» en véritable machine à sous en ligne. En France par exemple, la machine à sous Fantastic Four est disponible et épouse le design et les thèmes des Quatre Fantastiques. On la retrouve en version française en ligne et elle permet de se faire beaucoup de bonus, pareil à la relaxation que vous offrira la séance de visionnage du film. Dans les années 90, Chris Columbus (le scénariste aux œufs d’or, pas encore réalisateur de « Harry Potter ») tente sa chance et espère faire sauter la banque (Il gardera le fauteuil de producteur du film), mais c’est finalement Tim Story (New York Taxi) qui remporte la mise. Après une décade de développement et de tâtonnements au pays du cinéma casino, les quatre fantastiques tiennent-ils enfin leur revanche?  Le résultat sera-t-il à la hauteur de l’attente?

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